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Le 26 octobre, il se déclare prêt à se retracter. Il déclare, en effet, à un nouvel examen de doctorat en théologie, que la bulle est vraiment excommunicatoire, mais comme le primicier s'empresse de lui donner acte de sa rétractation, il répond qu'il n'obéit pas au décret du primicier, mais se rétracte simplement pour l'amour du vice-légat, et le primicier se borne, pour éviter un nouvel éclat, à lui imposer silence.

Le 15 novembre, en vertu d'un avis du cardinal Paulucci, agissant au nom de la congrégation du Saint-Office, le P. Barbat est réintégré dans sa chaire. Voir les détails de ce procès aux Archives départementales de Vaucluse, D 72 et D 33, fol. Au fond, l'enseignement des Dominicains ne dépasse pas saint Thomas. Si l'on s'occupe des modernes, c'est pour réfuter leurs systèmes. Chaque fois que l'occasion s'en présente, Copernic, Gassendi et Descartes, ce dernier surtout, sont vigoureusement combattus 1.

Grâce à cette continuité dans les opinions, à cet esprit de suite dans l'enseignement, la philosophie universitaire perd assurément de sa valeur scientifique et peut-être de son intérêt; elle reste du moins ce que l'Église a si longtemps voulu qu'elle fût: On pouvait s'attendre, semble-t-il, à ce que la restauration de l'enseignement philosophique à l'Université produisît une augmentation considérable du nombre des candidats au baccalauréat et à la maîtrise es arts.

N'y avait-il pas dans le nouveau maître un promoteur tout indiqué? Les élèves de l'Université ne devaient-ils pa s se montrer jaloux de conquérir un grade qui était le couronnement de leurs études? On verra plus loin ce que devint la collation des grades après la rénovation de la Faculté des arts.

Notons seulement ici que, de à , les registres ne mentionnent que quatorze examens de maîtres ès arts, savoir: C'est peu, sans doute, par rapport au très grand nombre d'étudiants que nous avons signalés à pareille époque. Mais n'oublions pas qu'au XVIIe siècle, la maîtrise es arts était,. Les examens ont lieu eh présence de l'archevêque-chancelier, du primicier, et parfois de nombreux docteurs en droit, eh théologie et même en médecine. Le professeur de philosophie est toujours cité comme promoteur, sauf dans les cas, très rares d'ailleurs, où il s'agit d'élèves ides Jésuites.

La création d'un enseignement philosophique public, le nombre considérable des élèves qui se pressaient autour de la nouvelle chaire et qui sans doute allaient vouloir se faire graduer à l'Université, la présence à Avignon d'un certain nombre de maîtres es arts, enfin l'avènement au siège métropolitain de cette ville d'un prélat éminent, ancien provincial des Dominicains et jaloux de soutenir les représentants de son ordre contre la rivalité des Jésuites, toutes ces circonstances devaient concourir, vers , à la fois à faire désirer davantage et à rendre plus aisée la rénovation de la Faculté des arts 1.

Neuf maîtres la demandèrent au nom du prestige de l'Université, qui avait été autrefois dotée d'Une Faculté de ce genre, du monopole que les agrégés s'étaient toujours réservé de lire publiquement dans l'auditoire universitaire, au nom enfin des étudiants et de la ville elle-même dont le lustre et la réputation ne pourraient que s'en trouver accrus 2.

Portée au collège des docteurs, le 24 octobre , et appuyée d'un avis favorable par le primicier, la requête des maîtres fut renvoyée, suivant l'usage, à une commission chargée de l'examiner, de consulter les bulles et statuts universitaires et de dresser les.

Successivement préfet de la congrégation de la Propagande, secrétaire de la congrégation de l'Index, puis maître du Sacré-Palais, il fut promu, en , à l'archevêché d'Avignon, qu'il occupa jusqu'en Ainsi un Dominicain, devenu archevêque d'Avignon, avait fondé l'enseignement public de la philosophie dans l'Université de cette ville, un autre Dominicain, aussi archevêque, restaura la Faculté des Arts.

Il est superflu d'insister sur l'importance et le sens de ces mesures dues à de tels auteurs. Joseph Teste, deux docteurs agrégés en théologie, Pandrau et Galibert, ce dernier professeur de philosophie à l'Université, un docteur agrégé en médecine et cinq maîtres es arts simples. La commission ne perdit pas de temps. Dès le 26 janvier , le primicier pouvait annoncer aux docteurs que son travail était prêt ; le collège se hâta de l'approuver 2.

Restait à obtenir l'approbation épiscopale; elle fut donnée le 12 février. Deux jours plus tard, le 14 février, avait lieu dans le grand auditoire des lois l'inauguration de la nouvelle Faculté. Étaient venus également assister à cette cérémonie plusieurs docteurs en théologie et en médecine, un grand nombre des principaux habitants de la ville et beaucoup d'écoliers en droit canon et civil, en théologie, en médecine, en philosophie.

Chargé du discours d'usage, un maître es arts, Jean du Pont, prêtre, rappela les antiques origines de l'Université, l'éclat des trois Facultés supérieures et l'obscurité ou était tombée celle des arts, jusqu'au moment de la fondation de la chaire de philosophie, d'où datait pour l'Université une nouvelle période de prospérité. Après quoi, sur l'ordre du primicier, le bedeau lut et publia les statuts. Ces statuts, destinée à créer une corporation nouvelle et à lui conférer les privilèges universitaires, s'étendent longuement sur la manière dont on pourra entrer dans cette corporation, sur les examens à subir, les droits à acquitter, les serments à prêter par.

Le primicier la présidait. Deux docteurs sur vingt-six se déclarèrent opposés à la demande des maîtres es arts.

C'est à ce dernier parti qu'on s'arrête. Archives départementales de Vaucluse, D 31, fol. La formule d'approbation de l'archevêque est remarquable et semble confirmer le droit des docteurs: Primicerio et Collegio doctorum aggregatorum Facultatis legum Ils sont à peu près muets sur ce qui concerne renseignement.

C'est que l'enseignement des arts libéraux, sans en excepter la philosophie, était abandonné à la libre initiative des maîtres, et, d'ailleurs, à défaut de règlements étroits, il était régi par des traditions suffisamment connues et respectées pour qu'il pût paraître inutile de les rappeler.

Réglementer ou compléter cet enseignement ne semblait pas être du ressort de l'Université; on s'en remettait, sur ce point à la sagesse des professeurs ou à la munificence des particuliers, et si les statuts de prévoient la création de nouvelles chaires, c'est simplement pour imposer aux futurs titulaires l'obligation de se faire agréger, et déterminer la place qui leur sera faite dans la corporation 1.

Il s'en faut d'ailleurs que la Faculté des arts obtienne dans l'Université une autonomie même partielle. Les maîtres, dans leur supplique au collège des docteurs, déclaraient se soumettre à la juridiction de ce collège et du primicier.

Ils furent pris au mot. Il devait, en outre, nommer aux chaires qui pourraient être ultérieurement créées 3. Dans ses litiges, c'est par lui seul que la nouvelle Faculté allait être représentée 4.

Elle n'eut pas d'autre chef que le primicier devenu son protecteur et le juge de ses membres. Le décanat attribué au plus ancien des maîtres agrégés n'était qu'un titre sans pouvoir réel et dont le possesseur n'est même pas nommé dans les actes publics 5. C'est le primicier qui délivre les diplômes. Il préside les assemblées de la Faculté, lesquelles n'ont même pas, pour se tenir, une salle spéciale ; les séances ont lieu dans la salle de médecine. Aucun registre n'est ouvert pour recevoir les délibérations des maîtres; on en trouve çà et là des résumés — incomplets sans doute — dans les registres du col 1.

De omissis in praesentibus statutis et quod inagistri artium submittantur statutis per doctores legum factis et faciendis. De seniori praedictorum magistrorum aggregatorurn facultatis Decano. Dans la Faculté même, le doyen n'a séance qu'après ie chancelier, le primicier et les quatre régents ordinaires de droit. Mais, en dépit de cette subordination et de ces lacunes, les maîtres es arts ont atteint leur but. Seuls, les agrégés pourront aspirer aux lectures publiques, assister aux examens et se partager les droits.

Ils seront admis, eux,et leurs écoliers, aux privilèges, les uns matériels, les autres purement honorifiques; que l'Université réserve à ses membres. Un long cortège, précédé de la masse d'argent, les suivra quand ils se rendront à ses actes publics ; vivants, ils prendront part à ses cérémonies et à ses fêtes ; morts, la cloche de l'Université sonnera pour eux et la corporation tout entière les accompagnera jusqu'à leur dernière demeure 2.

Bien que plusieurs articles des statuts soient consacrés aux examens, les épreuves exigées des candidats ne sont pas réglementées avec une précision suffisante. Sans doute, les formalités qui précèdent ou accompagnent les promotions sont énumérées avec minutie.

Les futurs maîtres es arts, comme les gradués des autres Facultés devront subir un rigoureux examen des moeurs 3 , faire profession de foi catholique, prêter serment de fidélité aux statuts universitaires 4 , s'engager à n'enseigner que les doctrines rigoureusement orthodoxes 5. Mais on chercherait en vain un programme sur lequel auraient dû spécialement porter les interrogations.

L'article 32 indique, il est vrai, que seuls les bacheliers pourront être promus à la maîtrise-; mais sur la forme même du baccalauréat, les détails manquent absolument 6. L'article 35 se borne à imposer aux candidats soit la soutenance de thèses publiques, soit un examen à subir devant le primicier, les régents des lois et le professeur de philosophie 7. Et de même pour la maîtrise.

Les candidats ont le choix entre les thèses publiques et deux points assignés d'avance et pris dans l'a philosophie d'Aristote ou. Cette décision ne paraît pas avoir été suivie d'effet. Archives départementales de Vaucluse, D 31,fol.

Ce dernier article prévoit l'immatriculation des étudiants, laquelle ne fut pas faite d'une façon régulière. Les agrégés doivent au contraire jurer obéissance aux statuts universitaires. De baccalaureis et quod nullus ad magisterium recipiatur, nisi sit jam baccalaureus liberalium artiùm. La discussion de ces points peut tenir lieu de la thèse 1. Et dans la pratique, il' semble bien que cette substitution ait été généralement adoptée. Lés thèses publiques et solennelles furent réservées aux étudiants particulièrement bien doués qu'il s'agissait de faire briller pour la plus grande gloire du professeur qui les avait formés ou de l'établissement qui les possédait 2.

Du reste, pour être admis auxgrades, aucune condition d'âge 3 ni de scolarité n'est exigée. C'est postérieurement à la publication des statuts que fut imposée aux candidats à la maîtrise l'obligation de justifier de deux ans de philosophie. L'article 14 prévoit seulement le cas où des étudiants étrangers à l'Université, élèves d'autres Studia generalia ou de collèges reconnus, ceux de la Compagnie de Jésus, par exemple, voudront prendre leurs grades à l'Université d'Avignon, et il exige d'eux des lettres probatoires dont la formule n'est pas nettement indiquée 4.

Le plus important, — il est facile de s'en apercevoir, —pour être admis, c'est d'avoir régulièrement acquitté les droits, et on ne saurait reprocher aux statuts, en ces matières, un défaut de précision. Le baccalauréat, la maîtrise simple, l'agrégation sont soigneusement tarifés.

Il en coûta d'abord quatre écus pour être bachelier 5 , huit pour être maître 6. Mais ces droits parurent. Qui gradum magisterii liberaliuin artium assequi volent, disputationes, repetitiones et questiories in publico auditorio et, ut dicitur, thèses seu positiones publicas typis mandatas, prius tamen abipso D.

Primicerio approbatas et ab eis suscriptas Quando pro inagisterio thèses publicae non agitabuntur, tune assignentur duo puncta in palatio archiepiscopali. Le fait parut cependant extraordinaire, puisqu'il a été noté. Archives départementales de Vaucluse, D , fol. Ce maître précoce est fils, il est vrai, d'un docteur es droits,. On les réduisit un peu plus tard 1. La taxe acquittée, les examens ont lieu. C'est généralement au palais de l'archevêque, et parfois sous sa présidence, que la commission se réunit.

Le primicier, un des quatre régents aux lois, par tour, le régent de philosophie sont obligatoirement présents ; mais tous les maîtres es arts peuvent les assister. Le candidat a dû d'autre part convoquer tous les écoliers de l'Université 2. Puis commence la discussion. Trois seulement des maîtres es arts peuvent argumenter contre le candidat et lui poser des objections à propos des points soutenus 3. S'il s'agit de thèses; un maître es arts ouvrira la discussion et un autre la fermera; mais le primicier pourra permettre à deux docteurs-en droit, en théologie ou en médecine, d'argumenter contre lesdites thèses.

La discussion terminée, le candidat et son promoteur se retireront, et tous les maîtres et docteurs présents voteront au scrutin secret par billets déposés entre, les mains du chancelier ou du prochancelier. La majorité décidera de l'admission ou de l'ajournement. En aucun cas, les droits déposés qui représentent les frais d'examen ne pourront être restitués, même si après cet ajournement, le candidat ne se représentait plus; c'est une amende qu'on lui inflige pour s'être présenté sans être prêt 4.

Toutefois, si du consentement du primicier et de la Faculté, il se présente, de nouveau et si sa capacité est reconnue suffisante, il n'aura pas à verser d'autres droits. L'admission prononcée, le régent ordinaire des lois désigné à son tour ou le. Le total donne 8 écus 15 sous, mais il s'agit ici de menue monnaie, appelée patas. Archives départementales de Vaucluse, D 32, fol.

Les statuts distinguent, en effet, soigneusement entre les candidats à l'agrégation et ceux qui n'aspirent qu'à la maîtrise, simple. Pour les premiers, les deux examens se passent simultanément, ou plutôt il, n'y a qu'un seul examen 2 , mais suivi pour l'agrégagation d'un vote spécial et d'un serment particulier, celui d'obéissance aux statuts universitaires 3.

On admettait même, en certains cas, que l'agrégation précédât la maîtrise, et les candidats ainsi admis d'avance dans le sein de la corporation avaient un délai fixé généralement à un mois pour passer leur examen. L'agrégation ne pouvait d'ailleurs être prononcée que par la Faculté des arts, spécialement convoquée pour cet objet 4. L'agrégé devait être de naissance légitime et n'exercer aucun métier vil ou non libérai 5. L'usage lui imposait non seulement des actions de grâces solennelles au primicier et à la Faculté, mais encore une visite à chacun des maîtres es arts 6.

Les statuts sont muets sur les boîtes de dragées, qu'il était d'usage d'offrir dans la Faculté de droit. Quant aux droits à verser, ils étaient d'environ huit écus de soixante sous, grosse monnaie, à déposer, d'avance entre les mains du primicier 7.

Comme il convenait dans une corporation bien ordonnée, on accordait, sous forme de remises de taxes, des. Néanmoins, ces maîtres doivent en avertir le primicier et prêter entre ses mains, les serments d'usage Cf.

Ce serment devait être renouvelé chaque année après l'élection du primiçier au premier acte. Le primicier a voix prépondérante en cas d'égalité du nombre des suffrages, qu'il s'agisse d'une promotion ou de toute autre question intéressant la Faculté, s'il'juge à-propos.

De visitatione per recipiendos ad Facultatem magistrorum liberalium artium aggregatorum facienda. Les premiers, admis sans examen, s'ils étaient déjà maîtres es arts,ne payaient que l'agrégation 1. Ils ne pouvaient d'ailleurs revendiquer aucune préséance dans les autres Facultés, en raison de leur agrégation aux arts ; leur rang dans la Faculté même était fixé par la date de leur agrégation 2. Les fils d'agrégés ès lois, en médecine ou aux arts, ne payaient que demi-droits soit pour la maîtrise simple, soit pour l'agrégation; mais ils étaient tenus-à, verser en outre trois écus, comme les docteurs des autres Facultés, à moins cependant que le primicier n'en décidât autrement, ce qui ne pouvait s'entendre que des fils des maîtres es arts agrégés 3 ;.

Enfin, les maîtres reçus dans une autre Université ne payaient pour droit de matricule qu'un écu et demi, mais ils devaient acquitter en outre les droits afférents à l'agrégation 4. Une seule obligation, qui est l'exercice d'un privilège, est imposée aux agrégés: Ils touchent d'ailleurs, s'ils là remplissent, un jeton supplémentaire de présence, indépendant dû droit qu'ils perçoivent comme agrégés.

Ce dernier leur reste acquis, malgré leur absence, à condition cependant d'être dans la ville le jour de l'examen ou. Ceci pour éviter des abus de la part d'agrégés ne résidant pas à Avignon 5. Les statuts n'ont garde, nous l'avons dit, de négliger les questions de costume. Dans les cérémonies publiques, les agrégés de la Faculté des arts devront porter sur le bras gauche un chaperon de drap de couleur violette, vulgairement appelé camelot, doublé d'armoisin blanc.

Cet insigne, comme le bonnet, est obligatoire; ceux qui ne le revêtiraient pas dans les cérémonies et actes seraient privés de leurs droits. Seuls, les clercs et autres religieux sont autorisés à garder leur costume ordinaire 6. La masse du collège des docteurs en droit, le primicier, le bedeau en recevaient chacun 30 sous. La longueur et la largeur de cet ornement sont exactement déterminées. Les maîtres es arts agrégés ou non ne prendront rang qu'après les docteurs, licenciés et bacheliers des autres Facultés.

Néanmoins, la préséance leur appartiendra dans les actes de leur Faculté, à moins que les gradués des autres Facultés ne soient aussi maîtres es arts. Et si, au début, quelque difficulté vient à se produire, le primicier y pourvoira, de l'avis, si besoin est, du collège des docteurs es lois 1. Restait à constituer la Faculté nouvelle. L'article 36 des statuts y pourvut. Il décide que la première promotion sera faite devant le primicier, les quatre régents des lois, et les douze plus, anciens docteurs agrégés ès droits, lesquels sont tous déclarés agrégés-nés à la Faculté des arts.

Ils éliront, après examen et après dû paiement des droitSj les candidats qui se présenteront 2. Onze, docteurs étaient présents. Ils, prêtèrent pour leur propre compte le serment exigé par les statuts; puis ils procédèrent à l'agrégation de six maîtres, dont trois docteurs et un bachelier ès droits, un docteur en théologie, et le P.

Galibert, régent ordinaire de philosophie. Le 28 février, nouvelle fournée d'agrégés, comprenant deux docteurs es droits, deux docteurs en théologie et cinq maîtres 4 , et opérée par la Faculté des arts elle-même.

Sauf la Faculté de droit, nulle autre des compa 1 Art. Galibert, et Jean du Pont, prêtre,. Ces, agrégés furent MM. Laurens Grazel, provincial de l'ordre des Carmes, et Charles Henry, doyen de la faculté de théologie, tous deux docteurs agrégés en théologie, MM. Le nombre des maîtres ès arts qui n'appartiennent qu'à cette Faculté est donc assez restreint. Toutes les ambitions lui semblaient: Mais l'histoire de la Faculté nouvelle ne devait pas, on va le voir, justifier pleinement les espérances que sa rénovation avait fait naître parmi les amis de l'Université.

On a vu dans le chapitre précédent qu'à la suite de la publication des statuts de , un assez grand nombre de maîtres es arts s'étaient fait agréger à la nouvelle Faculté. Ce beau feu ne paraît pas avoir beaucoup duré. Les profits que rapportait cette agrégation étaient sans doute médiocres, au regard des charges imposées aux candidats: Les registres du collège des docteurs en droit qui, chaque année, à l'epoque de l'élection du primicier, donnent la liste complète des agrégés des trois autres Facultés sont muets jusqu'en , en ce qui concerne les agrégés es arts; et ce silence ne peut s'expliquer par le fait que les.

Archives départementales de Vaucluse,. D à De à , on compte 29 agrégés, dont 19 professeurs ou docteurs in utroque jure, 6 professeurs de médecine, MM. Athénosy, Roux, Calvét, Gastaldy, Vicary et Voullonne, et 4 professeurs de philosophie qui se succédèrent. Ces derniers professeurs devaient, en vertu de l'acte de fondation, se faire agréger à la Faculté de théologie. Après la rénovation de la Faculté des arts, cette obligation pouvait paraître superflue, quelques rapports de subordination qui unissent à cette époque la philosophie à la théologie.

Toutefois, ce ne fut qu'en que les professeurs de philosophie demandèrent et obtinrent de. Registre des délibérations du collège des docteurs, 23 novembre. De à , il y eut un plus grand nombre d'agrégations, 13 en tout; cette augmentation est due à l'agrégation des séminaires de Saint-Charles de la Croix et de Sainte-Garde, dont il sera question plus loin ; on compte, en effet, sur ces 13 agrégés 4 professeurs de philosophie de l'Université, 6 professeurs de philosophie de ces deux séminaires et trois professeurs de droit.

Les registres précités indiquent comme agrégés à la Faculté des arts, outre les membres de droit, 2 noms en , 3 en , 2 en , 3 en , 4 en , 8 en , 9 en , 11 en Archives départementales de Vaucluse, D à Aymar de Lascombes, en ; on y rouve 32 noms dont 4 dominicains, professeurs ou anciens professeurs de philosophie et 4 médecins ; les autres sont des docteurs en droit.

Les droits payes par M. Encore plus de la moitié de ces agrégés étaient-ils agrégés-nés comme professeurs de droit ou anciens du collège des lois, et, par suite, on peut le croire, membres assez peu actifs de la Faculté des. Le service des examens finit donc par se trouver en souffrance, d'autant plus qu'un rescrit de la congrégation d'Avignon à Rome venait, à la suite de difficultés sur lesquelles on reviendra plus loin, de décider, le 27 septembre , que l'examen des candidats devait être fait par le professeur ordinaire de la Faculté où ils se présentaient, assisté de deux agrégés de la même Faculté désignés par le primicier.

On jugea donc utile d'augmenter le nombre des membres de la Faculté des arts, et dès le 21 mai, cette Faculté s'agrégeait dans les formes ordinaires trois médecins, tous déjà agrégés à la Faculté de médecine et maîtres ès arts 1.

Les Dominicains, menacés dans l'exercice d'un privilège qu'ils croyaient pouvoir revendiquer comme professeurs perpétuels de philosophie, ne manquèrent pas de protester; ils en appellèrent même à Rome; mais leur intervention n'aboutit qu'à une transaction, par laquelle les bases de la Faculté des arts se trouvèrent singulièrement élargies.

En vertu de cet accord, en effet, les professeurs de droit civil et canon restaient agrégés à la Faculté des arts, même quand ils cessaient d'être professeurs. Et de même le régent des Institutes, dont les statuts de n'avaient pas parlé, et le professeur de la chaire de droit français créée postérieurement à la rédaction de ces statuts. Le professeur de philosophie et ses successeurs resteraient également agrégés ad vitam, ainsi que les anciens titulaires de cette chaire.

Tous, professeurs de droit où de philosophie, pourraient être désignés par le primicier pour assister dans les examens le régent actuel de philosophie, lequel était examinateur-né des maîtres ès arts. Le professeur et les deux délégués du primicier.

Enfin, pour l'année , nous possédons un état mentionnant 29 agrégés ès arts, savoir: Idem, D , fol. Archives départementales de Vaucluse, D 34, fol; Toutefois, les candidats pouvaient choisir eux-mêmes un de leurs examinateurs, qui, dans ce cas, les interrogerait le premier 1. Ce régime fonctionna régulièrement jusqu'à la disparition même de l'Université. Il accordait au moins en apparence, en ce qui concernait les examens, une sorte d'autonomie à la Faculté des arts ; en fait, il ne modifia guère la situation de cette Faculté.

La plupart du temps ce fut un docteur ès lois et un médecin, quelquefois le primicier lui-même qui assistèrent le professeur de philosophie dans les examens de la maîtrise ; du moins ne vit-on jamais, comme cela s'était passé auparavant, ce professeur exclu du sein de la commission 2.

On s'était promis que la restauration de la Faculté des arts amènerait à l'Université d'Avignon un grand nombre d'étrangers, désireux d'y prendre la maîtrise. Ces espérances ne se réalisèrent pas tout d'abord. Pendant vingt ans, de à , on ne vit pas un seul étranger venir solliciter ce grade 3.

Cette désertion était-elle due, comme le pensait le P. Barbat, à l'élévation des droits prescrite par les statuts de ?

On voulut bien le supposer, et les taxes furent diminuées de moitié 4. Mais les bons effets de cette réforme ne se firent pas sentir tout de suite; il fallut une modification profonde dans le régime général des études universitaires pour fournir à la Faculté d'Avignon ces candidats. Archives départementales de Vaucluse, D 34, fol. Ajoutons pour compléter ce qui concerne la réglementation de la maîtrise ès arts, qu'un serment spécial fut imposé aux candidats, à la suite des querelles auxquelles donna lieu la BulleUnigenitus.

Voir à l'appendice C un modèle de ces lettres de maîtrise. Pareil fait ne semble pas s'être reproduit dans la suite. Barbat constate qu'il n'y a pas eu d'examen de maîtres ès arts depuis vingt ans.

Cependant les registres mentionnent que des thèses ont été soutenues pour la maîtrise, soit chez les Prêcheurs, soit chez les Jésuites. A partir de , le nombre des candidats, même des candidats élèves des Jésuites, se multiplie. Archives départementales de Vaucluse,D , fol. On sait qu'un édit de Louis XIV du mois de mars imposa à tout étudiant en médecine l'obligation de justifier de deux années de philosophie et du grade de maître ès arts.

La Faculté de médecine d'Avignon ne pouvait, sous peine de perdre les avantages que les ordonnances royales lui avaient conférés, se soustraire au règlement nouveau 1.

Le primicier se hâta de le rendre exécutoire dans l'Université d'Avignon 2. A partir de cette époque, les futurs étudiants en médecine et les élèves des Jésuites eux-mêmes durent venir demander la maîtrise à l'Université. Le nombre des candidats à ce grade augmenta donc dans une notable proportion. De à , époque où la peste interrompit un moment les études, on ne compta pas moins de soixante-quatre maîtres, soit une moyenne de quatre par an.

La proportion s'éleva considérablement à partir de cette époque, et elle resta de vingt à vingt-deux par an pendant tout le XVIIIe siècle, soit environ quatorze à quinze cents gradués 1 3. Ce ne fut pas le cours de philosophie de l'Université, ni même celui des Jésuites d'Avignon qui fournit le plus grand nombre de candidats 4. Les Dominicains, comme aussi leurs célèbres rivaux, dirigeaient plus volontiers leurs élèves vers les études théologiques que vers les études médicales.

Et l'on sait que pour les, premières, de même que pour l'étude du droit, la maîtrise ès arts n'était pas exigée. En revanche, l'Université accueillit un grand. Aucun de nos sujets ne pourra être admis à prendre ses degrés dans les Facultés de médecine s'il n'est maître ès arts de quelqu'une des Universités du royaume. Isambert, Anciennes Lois, t. On sait qu'en vertu d'un privilège toujours contesté par les Universités ses rivales, mais toujours maintenu, l'Université d'Avignon jouissait des privilèges accordés aux Universités regnicoles, à condition de se soumettre aux règlements édictés par les rois de France.

La proportion est un peu plus forte dans la seconde moitié du siècle. Divers séminaires, celui de Saint-Irénée à Lyon, en particulier, quelques Facultés universitaires des arts, enfin quelques écoles des Frères de la Doctrine chrétienne fournissent le reste du contingent.

Est-ce la facilité avec laquelle l'Université délivrait la maîtrise qui lui valait ce concours d'étudiants étrangers? On voudrait penser plutôt que c'était l'existence à Avignon d'une Faculté de médecine; mais il s'en faut que tous nos maîtres ès arts se soient inscrits sur les registres de cette dernière. Et d'ailleurs, il faut bien constater que les examens semblent avoir perdu de leur importance, que les thèses solennelles ont disparu, que les épreuves se réduisent aux deux points réglementaires, que souvent des fournées trop nombreuses de maîtres ont lieu le même jour et qu'enfin les registres, qui mentionnent parfois des ajournements pour les autres Facultés, ne portent pas, ici trace d'un seul échec 1.

La Faculté des arts poursuivit ainsi pendant plus d'un siècle le cours modeste de ses destinées, sans que son histoire offre de bien intéressantes péripéties. Deux épisodes cependant doivent être relatés: On se rappelle que des collèges au nombre de sept avaient été fondés à Avignon en faveur d'étudiants pauvres qui devaient suivre à l'Université les cours de droit, de théologie ou de médecine, les premiers surtout.

Or, à partir du XVIe siècle, le droit canon commença à être fort négligé, tandis que les études théologiques étaient de plus en plus encouragées par l'Église, qui les imposait à ses futurs dignitaires. Les collèges d'Avignon comptèrent donc bientôt plus de théologiens que de canonistes, et ils s'ouvrirent même à des philosophes, futurs étudiants en théolo 1. La congrégation De Propaganda fide essaya donc d'y dominer, au mépris des droits de l'Université, sous la surveillance de laquelle leurs fondateurs les avaient placés.

D'autre part, les vieilles Universités ne paraissant plus propres à susciter des vocations sacerdotales, le concile de Trente avait décidé la fondation de séminaires destinés aux seuls aspirants à la prêtrise.

Quelque étonnant que le fait puisse paraître, la vieille ville pontificale n'avait pas reçu d'institution de ce genre. C'est vers seulement que d'anciens élèves des Jésuites avaient fondé à Avignon une sorte de société qui avait pour but de préparer des vocations ecclésiastiques. Peu à peu cette association avait pris la tournure d'un séminaire; elle fut érigée en en communauté ecclésiastique de Saint-Charles.

En , le patron du collège de la Croix céda au recteur de Saint-Charles la direction de ce collège. Ce fut l'origine du séminaire de Saint-Charles, de la Croix, où les Sulpiciens s'installèrent en Les élèves du séminaire continuèrent à suivre les cours de philosophie et de théologie au collège des Jésuites 2.

On voulut soumettre à un régime semblable les collèges universitaires. Depuis longtemps déjà, la congrégation de la Propagande avait essayé de s'emparer des collèges de Saint-Nicolas d'Annecy et du Roure, les deux plus importants de la ville.

Elle y introduisit, vers le milieu du XVIIe siècle, des prêtres de la congrégation de la Mission, qui en appliquèrent les revenus à leur usage.

Elle imposa aux collégiés le serment d'étudier le droit canon ou la théologie, à l'exclusion du droit civil, ce qui était contraire aux volontés des fondateurs. L'Université protesta et obtint une première fois gain de cause, mais ce succès fut sans lendemain 3. Bientôt, malgré un recours à Rome, le primicier se voit exclu des congrégations qui s'occupent de l'affaire, tout droit de surveillance sur les collèges. Archives départementales de Vaucluse, D 29, fol.

Le primicier expose que pendant son séjour à Rome, il a travaillé à diverses affaires concernant les collèges, afin que les places ne fussent plus données qu'à des étudiants ès lois, lesquels devaient passer docteurs dans ladite Université.

Il obtient d'abord gain de cause. Le primicier revendique son droit de surveillance sur les collèges ; une députation est nommée pour recourir à la congrégation de la Propagande mieux éclairée. Dès lors, le primicier s'abstient de toute visite aux deux collèges, et, malgré une dernière tentative de l'Université pour ressaisir l'autorité qui lui échappe 3 , la congrégation triomphe de tous les obstacles.

Le rescrit par lequel elle ordonna, en , aux collégiés du Roure et de Savoie d'aller étudier chez les Jésuites n'est que le dernier acte de cette longue et victorieuse campagne. Mais déjà, à cette époque, un enseignement théologique et philosophique existait depuis longtemps à l'Université, et le prétexte pris par la congrégation pour en détourner les collégiés était bien mesquin et puéril: Il fut réuni en au collège du Roure.

Le primicier expose que M. Payen lui a envoyé copie des instances qu'il a faites au nom de l'Université devant les cardinaux et prélats de la congrégation De Propaganda fide sur les quatre points suivants: Les réponses suivantes ont été faites: Payen, à l'unanimité, moins cinq voix. Registre des délibérations des docteurs; Archives départementales de Vaucluse, D 30, fol.

Les Pères Patin et Barbat, régents des chaires universitaires de théologie et de philosophie, que le rescrit de atteignait directement, dénoncèrent vigoureusement au collège des docteurs en droit les empiètements constants de la congrégation et n'eurent pas de peine à l'émouvoir pour une cause qui était celle de l'Université elle-même 1.

Les écoliers de leur côté, au nombre de treize, se rendirent auprès du primicier et demandent justice. Exclus de l'Université, disaient-ils, ils ne pourront prendre le doctorat et seront exclus des bénéfices de l'Église de France; il ne leur sera même pas loisible d'étudier le droit canonique, car ce cours a lieu à l'Université aux heures mêmes où l'on enseigne, au collège des Jésuites, la philosophie et la théologie.

A l'Académie Université au contraire, les professeurs de théologie et de droit se succèdent de façon que les étudiants puissent suivre à la fois les deux cours. Et, d'ailleurs, on ne s'applique volontiers à l'étude que sous des maîtres de son choix: Cette requête flattait trop l'Université pour ne pas être chaudement accueillie. Le primicier s'empresse de l'appuyer et de réfuter de son mieux les arguments de la Propagande. Reprenant les arguments des collégiés, il insiste sur ce qu'il considère comme étant d'inaliénables privilèges ; quant à l'argument de la distance et des désordres qui en peuvent résulter, il en fait facilement bonne justice 2.

Au surplus, le danger s'accroissait. Mis en goût par les faveurs de la Propagande, les recteurs des collèges demandèrent à conférer eux-mêmes les grades. Cette fois, la congrégation les trouva trop ambitieux. Elle rejeta leur demande, mais maintint le rescrit du 25 novembre , et bientôt aucun des collégiés ne fréquenta plus l'Université 3. Cet état de choses semble d'ailleurs s'être modifié dans la suite par l'effet d'une mutuelle tolérance.

Le pape, à qui elle' s'était adressée et à qui elle avait remontré que les collégiés allaient être privés des bénéfices de l'Église de France réservés, conformément au Concordat, aux étudiants des Universités, avait loué son zèle et ordonné de laisser aux écoliers la liberté d'étudier où ils voudraient.

Délibération du 9 mars Les Jésuites n'avaient pas d'ailleurs perdu tout espoir d'être autorisés un jour à conférer les grades universitaires à leurs élèves 2. L'hostilité persistante des Dominicains à leur égard leur fournit l'occasion de renouveler leur demande. Au mois de janvier , le P. Ricard, professeur ordinaire de philosophie, ayant refusé pour des raisons à nous inconnues, mais qu'on peut facilement deviner, d'octroyer la maîtrise à deux élèves de la Compagnie 3 , le recteur du collège, le R.

Francony, proposa une dernière fois l'agrégation des classes supérieures à l'Université. Les études faites dans ces classes devaient être réputées académiques; en retour, les trois professeurs de logique, de physique et de mathématiques s'agrégeraient à la Faculté des arts.

Une telle mesure n'allait-elle pas rendre à cette Faculté un lustre qu'elle avait perdu depuis longtemps 4? L'Université pourrait d'ailleurs compléter son oeuvre en s'annexant aussi les deux classes de théologie scolastique, dont les titulaires seraient désormais agrégés à la Faculté et pourvus du titre de docteur. La Compagnie comptait à cette époque bon nombre d'amis parmi les docteurs endroit. Quelques membres du collège conseillèrent donc d'agréer sur-le-champ les propositions du P.

Plus prudents, le primicier et avec lui la majorité du collège décidèrent seulement qu'il y avait lieu de. Archives départementales de Vaucluse, D 33, fol.

Le primicier; résumant l'affaire dans la séance du collège des docteurs du 14 mai , observe que les collégiés sont pauvres, que très peu d'entre eux prennent le grade de docteur et seulement à la Faculté de théologie. Des négociations, nouvelles entamées, en , par la compagnie, pour être autorisée à conférer à ses élèves les grades universitaires, ne réussit pas mieux. Pendant plus d'un siècle, la question resta en suspens. Francony connaissait évidemment cette situation et y fait allusion dans sa supplique.

Dix jours plus tard, cette commission apportait aux docteurs les propositions suivantes: Ces trois classes seraient déclarées académiques, à condition que les trois professeurs se feraient agrégera la Faculté des arts en la manière accoutumée. Le primicier aurait le droit de les visiter et d'assister aux leçons des maîtres ; il y jouirait de la même autorité que dans les autres classes de l'Université. Si quelqu'un des professeurs ainsi agrégés désirait faire des leçons publiques, il devrait emprunter à cet effet la grande salle du droit canonique.

La chaire de philosophie fondée par Mgr de Marinis se trouvant déjà agrégée à l'Université, le professeur de cette chaire aurait la préséance sur les trois nouveaux professeurs dans tous les actes de l'Université. Quant aux candidats à la maîtrise ès arts présentés par les Jésuites, ils paieront les droits ordinaires, se choisiront un promoteur agrégé de la Faculté des arts et seront examinés par le premier professeur de médecine ou par un professeur de philosophie ou par le professeur de mathématiques, assisté de deux autres agrégés es arts.

Ils devront du reste se faire inscrire sur les registres de l'Université, s'ils veulent profiter de l'année académique, et payer d'avance, pour chaque inscription trimestrielle, vingtquatre sols, qui viendront en déduction des droits de maîtrise.

Les stipulations relatives à l'examen de la maîtrise ne pouvaient guère convenir au professeur universitaire de philosophie, dont elles méconnaissaient le privilège ; mais ce n'est pas sur ce point de détail que porta l'opposition qu'on pouvait attendre de lui et qu'il ne manqua pas de signifier au primicier, au moment où celui-ci allait présenter au collège les propositions de la commission. Il dénia simplement au collège des docteurs le droit d'agréger un corps nouveau à la Faculté des arts.

Mais, avec une habileté de procureur, le primicier proposa au collège de passer outre,. Par 15 voix contre 9, le collège refuse de procéder à l'agrégation immédiate des classes des Jésuites et nomme une commission pour examiner dans quelles conditions cette agrégation pourra se faire. Par 21 voix contre 3, MM. Désarçonnés par cette riposte inattendue, le P.

Ricard et les Dominicains qui soutenaient sa querelle perdirent visiblement contenance; mais comme ils avaient su intéresser à leur cause le vice-légat, lequel avait interdit au collège des docteurs de passer outre, celui-ci en appela au pape lui-même. Là, l'Université et, les jésuites, d'accord pour une fois, eussent probablement obtenu gain de cause ; mais les conditions que l'Université avait posées dans sa délibération et notamment le droit qu'elle avait attribué au primicier d'inspecter les classes des Jésuites ne pouvaient guère convenir à ceux-ci, et ils renoncèrent eux-mêmes à poursuivre leurs avantages 1.

Le projet d'agrégation à l'Université des séminaires de SaintCharles et de Sainte-Garde, débattu vingt ans plus tard, eut un meilleur succès. On se rappelle que le premier de ces établissements était l'héritier indirect du vieux collège de la Croix ; mais il s'était extraordinairement développé et comptait maintenant cent soixante élèves 2 ; il était toujours dirigé par les Sulpiciens.

Quant au second, issu de l'initiative privée, il avait été approuvé, en , par le pape Benoît XIV et restait aux mains de la congrégation de Sainte-Garde qui lui avait donné son nom 3.

Tous deux avaient fait suivre à leurs élèves les cours du collège des Jésuites, jusqu'à l'expulsion de ces derniers ; mais le régime disciplinaire y était devenu de plus en plus austère et rigoureux, et les. Il est fait à ce dernier folio mention d'un rescrit de la congrégation d'Avignon, en date du 27 septembre , ainsi conçu: Ricard et des Dominicains, à propos de cette affaire de l'agrégation.

L'Université prétendait les rejeter en entier sur les Jésuites, cause de l'instance; elle finit par transiger. Délibération du 4 août L'agrégation du collège des Jésuites avait été approuvée par la municipalité d'Avignon le 23 mai par 29 voix contre 11 sans préjudice de l'autorité et droits des consuls et de la ville sur lesdites classes et collège.

L'Université ne devait avoir qu'un droit d'inspection sur les études. Roux, adressé à la Faculté de théologie. Archives départementales de Vaucluse, D 35, fol. Jaloux d'autre part d'assurer aux études qui se poursuivaient chez eux le bénéfice des grades universitaires, les supérieurs des deux séminaires ne tardèrent pas à demander que leurs classés de théologie et de philosophie devinssent académiques et que leurs élèves pussent être régulièrement gradués.

C'est le supérieur du séminaire Saint-Charles, M. Roux, qui posa le premier la question à la fois à la Faculté de théologie et à celle des arts, auxquelles le double enseignement du séminaire paraissait se rattacher. Dans sa supplique à la Faculté des arts, qui nous intéresse spécialement, il insiste sur la question des moeurs et des vocations sacerdotales, sur les obligations particulières imposées au séminaire par le pape Benoît XIV, sur l'injustice qu'il y aurait à priver de futurs prêtres dés grades dont ils ont.

A accepter les propositions formulées, celle-ci, ajoutait-on, ne perdra pas un seul auditeur: La Faculté des arts ne fut pas insensible à ces raisons. Seuls, les Dominicains et à leur tête le P. Bordenave, régent ordinaire de philosophie, déclarèrent faire opposition.

A leur avis, le souverain seul avait le droit d'étendre à d'autres corps les privilèges accordés à l'Université ; l'agrégation était même contraire aux statuts, puisque les titulaires de nouvelles chaires ou régences devaient, d'après l'article 15, enseigner dans l'auditoire public.

Les cours publics ne tarderaient pas d'ailleurs à devenir déserts, si on conférait à d'autres cours les prérogatives universitaires. Enfin, l'Université ne pouvait conserver son lustre qu'en maintenant dans son sein un enseignement public un et indivisible 2.

La Faculté passa outre. Elle imposa seulement aux postulants des conditions qui rappellent celles faites en aux Jésuites. Le professeur de philosophie du séminaire devrait se faire recevoir maître et agrégé ès arts à Avignon, en payant les droits accoutumés. Il prêterait le serment exigé des professeurs de l'Université. Le régent ordinaire de phi 1. Il ne pourrait être reçu aucun externe dans les classes de philosophie du séminaire ; les thèses et actes publics auraient lieu dans la salle de l'Université.

Les étudiants en philosophie devraient se faire inscrire à l'Université en payant les droits accoutumés. Le primicier aurait droit d'inspection dans les classes de philosophie du séminaire ; il y jouirait des mêmes droits, honneurs, privilèges et prérogatives que dans lesautres classes de l'Université 1.

Quelques semaines plus tard, le collège des docteurs en droit, par 17 voix contre une seule, confirmait cette agrégation, en dépit de l'opposition persistante des Dominicains 2 , et le pape l'approuvait le 31 juillet suivant 3.

Aussitôt, les supérieur et directeurs du séminaire de SainteGarde demandaient une faveur pareille. Elle leur fut accordée aux mêmes conditions qui avaient été faites au séminaire de SaintCharles, tant par la Faculté de théologie que par la Faculté des arts. On eut bien soin de stipuler d'ailleurs que le séminaire de Sainte-Garde ne recevrait que des internes et qu'il continuerait d'admettre aux exercices spirituels qui y seraient faits les étudiants aux classes publiques de l'Université.

Le collège des docteurs en droit souligna ces deux conditions en approuvant les décisions des Facultés des arts et de théologie 4. Étaient présents avec le primicier 12 docteurs en droit, les R. Petit, Bordenave et Dupoy, anciens professeurs et professeurs actuels de philosophie, et MM.

Gastaldy et Voullonne, docteurs en médecine. L'agrégation est votée par 11 voix contre 4. Il manquait encore l'approbation du roi de France. Comme elle tardait à arriver, le primicier ordonna, le 27 juillet , que les professeurs des classes supérieures des deux séminaires ne pourraient pas se qualifier professeurs académiques, ni leurs classes, classes académiques jusqu'à ce qu'ils eussent rapporté cette autorisation, attendu les inconvénients qui pourraient en résulter.

Le 21 février , le vice-légat annula cette décision qui fut biffée sur les registres. Ibidem, D , fol. Les brefs pontificaux ratifiant définitivement ces agrégations ne furent donnés que le 24 janvier Mais ils avaient déjà décidé d'abandonner l'enseignement universitaire. Successiment et sous des prétextes divers, le P. Dupoy, régent ordinaire de philosophie, le P. Bordenave, professeur de philosophie scolastique, et le P.

Ricard, professeur de théologie morale, donnèrent leur démission. A leur tour, les Dominicains de Toulouse, alléguant les charges trop lourdes que leur imposaient le voyage et l'entretien des professeurs, demandèrent à être relevés de leurs obligations. On s'accorda cependant sur un moyen terme qui ménagea la bourse des Prêcheurs. Le professeur de philosophie fut désormais dispensé du doctorat et de l'agrégation en théologie et dut simplement s'agréger à la Faculté des arts.

Ainsi, jusqu'à la disparition même de l'Université, les Dominicains restèrent maîtres de l'enseignement public de la théologie et de la philosophie 2. Par l'union des séminaires, la Faculté des arts vit s'augmenter sensiblement le nombre de ses membres actifs 3 , elle put tirer vanité des deux cours nouveaux ajoutés à son cours public et se glorifier du nombre considérable d'étudiants inscrits désormais sur ses registres 4 ; mais il ne semble pas que le nombre de ses gradués se soit beaucoup élevé 5.

Au surplus, ces accroissements étaient-ils, en réalité, un gain? Comme l'avaient fort bien senti les Dominicains en , l'Université ne pouvait conserver son caractère et son rôle qu'en maintenant dans son enseignement public l'unité qui avait fait sa force. Croire qu'elle s'agrandissait en s'étendant, en admettant ses rivaux dans son sein et en leur communia quant des privilèges qui jusque-là lui avaient appartenu tout entiers, c'eût été se payer de mots, et sans doute peu de docteurs.

Ils furent avec le professeur ordinaire et quelques médecins maîtres ès arts les membres les plus actifs de la Faculté, au moins dans les examens. En , l'Université compte 16 philosophes ; le séminaire Saint-Charles, 68; le séminaire Sainte-Garde, 4. Les chiffres sont respectivement pour l'année de 7, 48 et 11 ; en , de 16, 27 et 8.

Idem, D 38 et Idem, D , ,. Mais faut-il s'étonner qu'un corps, pour si clairvojrant qu'on le suppose, ait essayé de retenir, même par des moyens aussi peu sûrs, la vie qui lui échappait? La Faculté des arts fut emportée avec l'Université elle même par la grande tourmente qui brisa toutes les vieilles institutions avignonaises et rattacha définitivement à la mère-patrie la ville pontificale. On peut sans irrévérence et sans injustice penserqu'elle ne laissa pas, en disparaissant, un bien grand vide dans la cité.

Ses membres — ceux du moins qui n'étaient pas rattachés à l'Université par d'autres liens, n'avaient jamais été bien nombreux; ils n'avaient été que rarement mêlés à la vie municipale. Ses élèves, devenus de plus en plus rares, à mesure que les collèges et les séminaires absorbaient la plus grande part des étudiants enphilosophie, ne rappelaient plus guère les écoliers turbulents et fameux d'autrefois, enfants gâtés des vieilles corporations universitaires.

Le crédit attaché à ses grades diminuait, lui aussi, bien qu'ils fussent sollicités, encore par un assez grand nombre de candidats. Enfin, on a vu que, pour rester fidèle a la pensée de son fondateur, renseignement des régents de philosophie demeurait obstinément fermé aux doctrines modernes et rebelle aux progrès mêmes de la science.

Ajoutons; que la Faculté des arts avait toujours été traitée en mineure par le collège des docteurs en droit et que cette ombrageuse tutelle avait peut-être nui à son développement.

En revanche, tandis que, dans la plupart dès autres Universités, les Facultés des arts se confondaient de plus en plus avec les collèges, à Avignon, cette Faculté avait gardé son rang et sa place à coté des Facultés supérieures ; ses élèves restaient fidèles à l'ancien esprit universitaire ; ses maîtres étaient traités presque en égaux par les agrégés du droit, de la médecine ou de la théologie ; son enseignement enfin, loin d'être, comme cela se passait ailleurs, soudé à celui des humanités et de la grammaire, demeurait élevé et indépendant et continuait à présenter dans des proportions, il est vrai, bien modestes, le cadre, sinon le type d'un véritable enseignement supérieur.

Ces traits méritent peut-être d'être notés. Ils donnent à la Faculté des arts de l'Université d'Avignon, du moins dans la dernière période, — la seule bien connue, — de son existence, un caractère spécial et une originale physionomie,.

Hiacintho Libelli, archiepiscopo Avenionensi. Ils tuaient tous ceux qu'ils croisaient, sans même avoir déclaré la guerre Ce soir, ils attaqueraient Aix sans doute, pour briser la Provence. Suivis par un ex-Comte de Provence, un de ces Comtes qui avait oeuvré pour la liberté puis l'avait reniée et voulait désormais faire rentrer sa terre natale "dans le rang" sous le joug français ou impérial.

Sans doute espérait-il ramasser les morceaux quand ces lâches attaquants auraient fini de tenter dépecer la Provence? En fait, connaissait-il bien cette terre? Ne savait-il pas qu'on ne faisait pas plier le peuple provençal? Que la chaleur, la douceur de vivre, les lenteurs Mais que l'âme du Provençal était forgée dans l'acier et qu'il ne se laissait pas dicter sa conduite, surtout par des gens qui avaient renié leurs engagements!

Son regard se porta à l'intérieur des remparts sur les camps des armées provençales dans lesquelles chacun fourbissait ses armes et où se déroulaient des distributions de nourriture.

Oui, ils étaient courageux, les Provençaux, son peuple! Peuple pacifique, mais qui avait immédiatement répondu à l'appel de la Comtesse et au sien pour défendre sa terre contre l'envahisseur. Elle appela son secrétaire. Elle devait envoyer une missive à l'ennemi, pour savoir exactement quelles étaient les raisons officielles de sa venue.

Sinon, ces armées françaises n'étaient que de vulgaires bandes de brigands Elle lui dicta d'un trait: Au responsable des armées françaises assiégeant Aix, Nous Hersende de Brotel, Marquise des Alpes Occidentales, vous sommons de nous expliquer l'intrusion inqualifiable de vos troupes sur les terres du Marquisat et les exactions commises par vos hommes sans aucune déclaration de guerre.

Le Royaume de France attaquerait-il sans motif une terre aristotélicienne qui a combattu pour lui au Béarn? Dans l'attente de savoir s'il vous reste quelque honneur Sa signature et son sceau apposés, elle donna l'ordre de porter ce message aux chef des armées ennemies.

Yvain, assurez-vous que le messager est bien signalé! Ces barbares Français sont apparemment capables de le massacrer avant qu'il n'ait ouvert la bouche Ensuite, je vais aller voir les hommes de troupe. Ils ont besoin que je sois à leurs côtés. Faites préparer mes armes! Elle espérait trouver des derniers volontaires à Marseille pour défendre la capitale.

Elle irait de nuit. Le long de sa marche, elle pouvait entendre l'incessant ressac des vagues sur les rochers. Une sorte de tristesse l'envahi. Elle se rappela son frère, sa famille.

Elle les avait aimé malgré toute l'horreur de leurs actes. Elle avait entendu dire que son frère avait rejoint, fut, une époque, les loups du Gévaudan, une bande bien organisée de brigands, qui avaient sévi en Provence et notamment à Toulon.

Etrangement, il ne s'était jamais rencontrés lors de leur attaque. Hasard, chance ou malchance, seul Aristote aurait pu en témoigner. Marseille apparu au loin. Le deuxième montrant l'urgence de la situation Le premier l'avait précipitée sur les chemins, lui faisant quitter Lyon, l'obligeant à imposer à ses amies comme à leurs montures un train d'enfer.

Le visage fermé, la rouquine chevauchait. Les combats étaient proches, très proches. Sur la route elle avait repéré les traces des armées qui la devançaient. Elle aurait du les rejoindre, retrouver la marraine d'Edonice, mais celle ci en avait décidé autrement.

Elle l'avait appris par courrier. Elle détestait écrire la mercenaire, mais sur ce coup là elle n'avait pas eu le choix. Un échange de courrier plus loin elle avait promis de mettre Edonice à l'abri des combats qui les attendaient. C'était la seule chose qu'elle pouvait faire pour rassurer la marraine de la môme.

Promesse qui la menait sur le chemin de Vitrolles. Sur la route, la rouquine avait le temps de songer Adrienne de Hoegaarden, étrange personne qui gagnait à être connue.

Bien sur jamais elle et l'Irlandaise n'auraient de bonnes relations, l'une rappelant trop le père de la môme à l'autre. Et pourtant, un combat au pied d'un ponton et un échange de courrier plus loin, un respect mutuel s'était instaurée entre la mercenaire et la vicomtesse à travers un échange de courrier. Certes, l'une ne l'avouerait jamais à l'autre c'était certain.

Plutôt mourir que de le faire. L'urgence était donc, à cet instant, de rejoindre Vitrolles suite à cette promesse. Au petit matin, alors qu'elles avaient dépassé Avignon un autre pigeon vint fondre sur la rouquine. Elle retint sa monture débarrassa le volatile de sa missive, la déroula et lu.

Les mots sur le parchemin lui firent froncer les sourcils et tirer sur les rennes pour arrêter le cheval définitivement. Second parchemin donc, celui qui montre qu'il est plus qu'urgent qu'elles arrivent. Voyant les filles continuer elle fit la moue et lâcha un: Question qui n'attendait pas de réponse.

Elle ne savait même pas si elles l'avaient entendue. D'après ses calculs, elles devaient arriver un ou deux jours plus tard mais là Ses compagnes à sa portée elle rangea le parchemin dans sa besace et les fixa. J'sais, j'vous en ai demandé beaucoup d'puis Lyon.

On s'est peu posées, j'vous avais promis une halte avant Vitrolles Bah la halte on l'oublie! J'veux être à Vitrolles ce soir! Si jamais vous n'en pouvez plus Mais j'préfèrerai pas vous savoir seules sur les routes là maint'nant! Pas un regard pour ses amies. La tension de la bataille proche la rendait intransigeante, passionnée.

Elle aimait vivre comma ça la mercenaire. Elle talonna son cheval se penchant sur l'encolure pour murmurer. Je sais que tu en es capable Plus vite on doit y être avant la nuit! Nouveau coups de talons et pression des cuisses sur la croupe de l'animal qui hennit puisant dans ses forces pour mener sa cavalière à bon port. Elle avait confiance en lui, même si le sol ressemblait à un bourbier à cause du dégel, il y arriverait.

Elle flatta l'encolure de l'animal pour l'encourager et se redressa. Guidant les filles vers leurs destins, celui qu'elle même s'était choisis et que ses compagnes avaient décidé de suivre. Une pensée pour elles, elles avaient changé depuis leur première rencontre. Une douce tavernière transformée en guerrière, une petite fille en jeune fille responsable, dure et inflexible comme son mercenaire de père. Même si la rouquine sentait que la Bretonne cherchait encore sa place, elle avait vu le changement.

Il faudrait qu'elle en parlent plus tard Un sourire se dessina sur le visage de l'Irlandaise. Elle avait décidé d'embrasser la cause de son ami il y a bien longtemps et s'y tenait à présent.

Elle aurait aimé être présente plus tôt. Mais des obligations l'avaient éloignées de lui. Nouvelle pression sur la croupe du cheval qui accéléra encore. Elle entendait son souffle qui accélérait. L'animal pouvait encore tenir. La mercenaire fouillait l'horizon du regard, l'urgence ne devait pas lui faire oublier le contexte. Elle se devait d'être sur ses gardes, même si trois cavalières ne représentaient aucun danger Le regard concentré sur la route, elle profitait pleinement de ce moment, sourire sur les lèvres.

Le vent fouettait son visage et jouait avec sa chevelure couleur de feu. Elle s'était donné un but et voulait l'atteindre. Le corps tendu par l'urgence de la situation, ses pensées étaient tournées vers l'auteur de la missive.

Elle voulait arriver avant la nuit et elle arriverait. Des espions, aux bruits de couloirs en passant par les plus beaux animaux, les plus rares aussi, elle était bien informée.

Alors il avait fallu prendre des dispositions. Le Comte avait élaboré des plans, tous plus fou les uns que les autres et travailler avec ses homologues comtaux, ses conseillers, et les maires de Provence.

Dans la salle du Conseil Sabran attendait, les yeux perdus par la fenêtre dans la profondeur de la nuit. Le Sans Nom était très proche ce soir il le sentait. Si le plan devait se mettre en route il faudrait du monde et immédiatement. L'ennemi foule le sol de Provence Libre. Aussitôt le juron passé, Ledzeppelin qui en cette heure est fière et comtesse comme jamais ordonne. Les 3 châteaux de Sabran seraient à peine gardés, toutes les forces vives partaient pour Aix en Provence.

Votre grandeur, Conseillers, le plan est en marche. Le ravitaillement des armées est en place, les vivres pour la population sont prêts. A sa suite 3 armées, celles de Ludovi de Sabran. Après les avoir réunies à Apt, il avait traversé le comté en direction du Sud. Il lui avait tant donné.

Il attendit ensuite les premiers ordres. Elle ne tint pas longtemps et fit appeler ses femmes de chambres pour qu'on lui préparât un bain chaud, luxe qu'elle s'offrit pour essayer de se détendre, sachant que les jours à venir la solliciteraient beaucoup.

Mais elle ne le prolongea pas, ne voulant pas se laisser amollir: Parfumée, revêtue d'une tenue sobre mais élégante, elle se sentit fin prête à repartir pour une longue journée d'organisation, de décisions et d'encouragements à fournir.

Heureusement, elle pouvait compter sur un conseil comtal assez exceptionnel! La Comtesse, si volontaire, vassale, filleule, amie et soutien indéfectible; Richelieu, l'ami de longue date qui ne lui avait jamais fait défaut appuyé sur Alastor le solide Tous les conseillers ou presque s'étaient impliqués dans la défense.

Seul Brigantin, pourtant Vicomte, n'était guère présent Elle approcha de la salle du conseil qui bruissait d'animation mais n'y pénétra pas. Elle savait que si elle y entrait elle y passerait de longues heures Elle passa tout de même à l'Etat Major se tenir au courant de l'évolution de la situation. On lui apprit que nombre de Français étaient entrés déguisés dans la ville et que les forces de police les recensaient.

Mais aucune réponse n'avait été fournie à sa missive Hersende était en train de maugréer contre la lâcheté des Français quand le fidèle capitaine des armées d'Apt s'agenouilla devant elle et lui remit une missive mettant sous ses ordres les troupes du Comte Richelieu.

Relevez-vous Guihen et conduisez vos hommes auprès de la Sénéchale Atchepttas. Votre maître ne peut pas combattre en raison de ses voeux religieux mais je sais combien le sort de sa chère Provence le préoccupe. Je le remercierai de vive voix. Puis elle se dirigea vers l'écurie et enfourcha son cheval pour rejoindre les hommes de la Mistrale. Maintenant était l'heure de se conduire en chef d'armée Les chefs de lance avaient pris en main l'organisation et chaque homme vaquait à ses occupations, ayant apparemment reçu des directives précises.

Hersende se dirigea vers la tente qui lui était dévolue et dans laquelle avait été entreposé son armement. A partir de maintenant, elle logerait là, dormant sur un lit de camp au milieu des troupes qu'elle commandait.

Elle mit pied à terre et traversa le campement, s'arrêtant à chaque feu pour échanger quelques mots avec les soldats. Elle les connaissait tous ou presque, la majorité venant de son village de Forcalquier ou de Marseille. Il y avait aussi un important contingent de Toulonnais.

Elle croisa la Sénéchale auprès de laquelle elle s'enquit: Atche, tout va bien? Les vivres ont été distribuées? Les groupes sont complets? Tout en écoutant les réponses, elle se fit équiper dans sa tente en prévision des combats nocturnes. La nuit était pas encore finit, les combats faisaient encore rage. Les hommes étaient fatigués, meurtris.

On pouvait lire dans leur regard leurs pensées, pedro y voyait chez tout le monde une seule et même réponse: A la provence vous voulez prendre la vie!! Sur ces paroles non dénuées de sens, Pedro se racla la gorge et envoya le mollusque sur l'ennemi accroché à de grands échelles Le gamin avait apporté sa maigre contibution à la bataille, meme si il aurait préféré monté un pur sang avec une armure épaisse en vociférant des mots doux Au campement, pedro se sentait bien seul Les armures étaient pour certaines immaculées Le mome se reposa un instant entre deux attaque , histoire de reprendre un peu de force et du moral C'était un groupes de braves Provençaux qui s'étaient retrouvés embarqués sans trop savoir pourquoi.

La Provence est en danger! On ne touche pas à la Provence comme çà. Venus de Brignoles ou de Arles, à moins que ce ne soit de Toulon, de Draguignan ou de Marseille, peut-être même de Forcalquier, qu'importe, ils sentaient bon le poisson, le bois d'olivier et la farigoule des garrigues.

Pas qu'ils se moquèrent des propos, non. D'ailleurs ils n'en auraient rien compris, ce n'étaient que des pauvres gueux n'ayant aucune culture politique. Non ce qui les fit se marrer, c'était de sentir un noble tenter de s'époumoner pour se faire entendre.

Lui cria le Jojo qui taillait un fluteau dans un morceaux de roseau. Si il croit que le mistral va s'arrêter pour qu'on le comprenne.. Moi j'dis qu'ils sont là parce que l'autre là Au lieu de se parfumer avec sa vanille qu'on sait pas d'où que çà vient, elle a prit de l'urine de cheval. Et çà l'a foutu en pétard. Du coup pour pas recommencer la même erreur, elle veut faire couper tous les oliviers au cas où elle confondrait, un lendemain de cuite, l'huile d'olive avec la fiente de canard.

Mais un canard, çà bouge, çà se laisse pas avoir comme çà! C'est pas comme l'olivier! L'olivier, tu le plantes, et çà reste là pendant des centaines d'année. Pas moyen de le rater! Paulo venait de remporter la partie de dés et servit grassement la tournée de pastis. Levant son verre en direction du camp français: Si t'en veut t'as qu'à venir! Mais tu demandes poliment! Même que c'est pour çà qu'on met de l'eau dedans!

L'un des deux autres tenta de mettre quelques paroles sur la mélodie On dirait le Sud Tatitatatère.. J'arrive pas j'suis pas poète, moi! Mais un jour, moi j'vous le dis, il y aura nos chansons qui envahiront le Royaume de France. J'en verrais bien une Arlésienne pis aussi, une Marseillaise, té! Un vrai chant d'hommes libres, tiens! Comme nous autres, Provençaux!

Puis vint, le pastis aidant, un moment de nostalgie de leur famille laissée dans leur village. Machinalement, ils se mirent à siffloter, l'air que Jojo leur avait joué. La nuit était tombée depuis quelques heures quand elle retrouva sa section.

Sans grand étonnement, elle vit qu'ils étaient tous en train de s'entrainer. Le sergent Alidor l'interpella Mon Lieutenant, nous vous avons laissé de quoi manger, sous votre tente. Elle le remercia et fila de ce pas se nourrir. C'est qu'elle avait grand faim la marmotte! Elle ressortit quelques temps plus tard.

Ces soldats étaient au coin du feu en train de discuter. Elle se joignit à eux. Tout va bien soldats? Et la conversation se continua ainsi quelques minutes avant qu'elle ne reprenne la parole. Bien, vous avez aiguisé vos armes, elles doivent être bien tranchantes hein! On va alors dormir à tour de rôle, je veux qu'il y ait toujours un soldat qui garde le campement et qui récupère les informations qui pourraient arriver.

N'hésitez pas à me réveiller! Sergent, je vous laisse organiser les tours de garde, je serais dans ma tente, merci. Elle les salua et fila. Une nuit qui aurait.. Prenant son mal en patience, elle avait défendu..

Elle n'avait de toute façon que peu d'expérience, voire aucune, en attaque.. La défense valait bien mieux pour elle. Plus dans ses cordes.. Mais avant tout, elle avait pris soin de son époux. Elle cherchait encore médecine là où elle pourrait la trouver..

Si tant est qu'il y avait de quoi faire plus que de laisser le temps faire son oeuvre, quelle qu'elle soit.. Etre attentive à tout.. C'était bien le moindre et le mieux qu'elle puisse faire.. Fière du chemin parcouru et prête pour celui à parcourir, sans crainte.. Elle avait d'ailleurs vu un enfant se promener, bien vindicatif.. Et dans tout ça, il lui avait arraché un sourire.. Un sourire franc et un rien nostalgique. Elle était passée à côté du groupe sans s'arrêter, ne pouvant rester en place.

Laissant juste au flanc du môme un brin de lavande séché et une petite tartelette de fruits, elle distribuait un peu de force et de gourmandise.

La nuit se finirait sur la même note que celle par laquelle elle avait commencé.. Un coup de son épée dans le plus tendre de la chair et la vie s'en était allée de cette femme, jeune, mais dont les yeux lançaient des braises de haine. Pour la première fois, Myrjan avait tué.

Elle avait déjà été confrontée à ça pendant la campagne d'Italie, mais ils avaient été plusieurs à porter le coup fatal. Cette fois, c'était un face à face. Et son adversaire s'était bien défendue.

Partout autour d'elles, des cris, des bruits de fer, des hurlements de douleurs, des râles Myrjan avait continué à se battre, à défendre ses compagnons, comme dans un rêve. Sans vraiment savoir ce qu'elle faisait. Suivant les ordres, aveuglément. De retour au campement,assise sur sa couche, elle ne savait que penser. Elle qui voulait devenir médecin, elle avait taillé des bras, des joues, et ôté une vie qui devait par bien des points ressembler à la sienne. Pourquoi les hommes doivent-ils se déchirer pour des territoires.

Que leur as tu mis dans la tête? Quel est le sens de cette épreuve? Couverte du sang de ses ennemis, et peut-être de celui des siens, elle s'endormit, épuisée, rompue. Le combat ne lui faisait pas peur,il en avait mené de nombreux,mais celui ci lui paraissait différent de ce qu'il avait connu jusqu'à présent;aussi après s'être enquis que tout le monde avait bien vérifié son armement,il avait sorti sa bonne vieille épée,passé le doigt sur la lame d'un geste empreint d'une grande nostalgie Sous lui, le campement hors la ville s'illuminait.

Il sentit peser sur lui le regard de tous ces fifres qui, depuis les Phocéens, rythmaient les guerres en ce pays. Elle avait besoin d'un peu de solitude pour se remettre en place les idées, encore sous le coup de l'incompréhension, de l'inacceptation Cette nuit, elle avait vu fondre sur elle et l'attaquer un ancien Comte de Provence, un homme à qui en des temps anciens elle avait fait allégeance Sous le coup de la surprise, elle s'était à peine défendue Kalaha sentait maintenant monter la rage au fond de ses tripes.

Elle se releva et pris en main son épée Ladoce qui faisait le tour pour voir si tout le monde allait bien s'avança vers Mymy. Sa nuit n'avait pas été de tout repos. Elle dormait encore, elle vit qu'elle était couverte de sang.

Tout comme elle revint vers elle, elle la vit se relever. Coucou ma Mymy tiens, regarde ce que je te mène. Elle lui laissa le temps de se reprendre et de se changer puis la prit par le bras et l'embarqua. Elle ne voulait pas qu'elle reste figée sur cette nuit, alors elle essaya de la faire rire. Ah Mymy, cela nous change de nos habitudes hein! Nos petits vagabonds et ton cadastre, comme quoi, quand on y réfléchie, c'est pas les plus pénibles nos petits marseillais!

Elle s'en allèrent ainsi, et se joignirent aux autres pour déjeuner. Ladoce avait réussi à la faire sourire. Bien sûr que la guerre n'est pas une partie de jeu de l'oye. Elle le savait bien, Mymy, lorsqu'elle a décidé d'aller défendre sa terre d'accueil. La perspective d'un repas chaud et d'un bon feu lui remit du baume au coeur.

Tiens Ladoce, j'ai pris quelques flacons de sardineille en réserve. Nous partagerons avec nos compagnons, et nos forces en seront décuplées lorsqu'il faudra de nouveau en découdre avec ces salopiaux!

Le seigneur de Saint Victoret avait suivit la Comtesse Illustre depuis Marseille , chevauchant sa belle andalouse le coeurs triste de la mort de son fils héritier Louis. Couvert de poussière les troupes passèrent les porte sud de la ville acclamé par le peuple de Provence.

Il releva la visière de son heaume , qui vient butter sur l'agneau pascale richement émailler, qui entouré de plumes bleu nuit trôner sur le haut du heaume. Une femme lui tandis une rose d'hiver qu'il glissa dans la coquille espagnole de sa rapière , non sans lui adresser un sourire au passage. Les troupes remontèrent la grande rue d'Aix pour atteindre la place de l'église , puis bifurquèrent vers le campement.

Vitruvio est sa suite s'arrêtèrent à une auberge , le vénitien leur lança des pièce pour qu'ils se désaltèrent avant de prendre le chemin de la cathédrale. Elle se dresser immense et fière dans la nuit tombante , auréolée du couchant. Il la pénétra en enlevant son heaume , il eu le coupe souffle devant la lumière qui traversant les vitraux coloré faisait de l'austère pierre de maçonnerie une fresque coloré a la gloire du très haut.

Il marcha jusqu'à la chapelle de gauche et se mis a genoux , armure grinçante , sa longue cape bleu couvrant ses pieds. Il resta silencieux baignait d'une douce lumière qui venait d'une petite ouverture à sa gauche. Il pria un long moment avant de ressortir , serein et calme. Il marcha d'un pas décidé , monta sur la belle andalouse toute caparaçonné et prend le chemin de la tente de commandement au trot suivit de prés par ses gens.

Arrivant au niveau de la tente il mis pied a terre et se présenta au garde en faction au travers de son ordonnance Son Excellence Vitruvio Antonio Giacomo Tebaldo d'Agneau , Seigneur de Saint Victoret et chevalier des Beaux de Provence attend qu'on lui transmette l'emplacement ou il pourra monter sa tente et souhaite se mettre aux courants des dernières nouvelles.

C'éatit un morceau de l'Eneïde relatant la chute de Troie qu'il avait découvert peu de temps avant de partir pour Aix.

Et même si le bien-fondé du choix de ce morceaux était discutable, c'était le morceaux qui lui était venu spontanément à l'esprit en ces temps de guerre. Là-bas à une portée de flêche, le camp des Françoys d'où venait une rumeur sourde qu'il entendait en s'arrétant de jouer.

Et il s'arrétait fréquement, car si il avait joué instinctivement, son esprit était ailleurs, préocupé par une seule question: Qu'est-ce que je suis venu faire ici?

Car enfin, défendre la Provence était bien beau, mais David n'avait aucune intention de perdre la vie à 22 ans. La triste vérité, même si il ne se l'avouait pas, était qu'il avait peur. Peur de mourir, de soufrir, de sentir sa chair se déchirer et ses os se broyer. Cette pensée de se voir réduit à l'état de pantin désarticulé l'angoissait.

Il avait constamment en lui une peur sourde que même l'alcool ne faisait pas passer. Il ressentait l'envie, le besoin de s'échapper loin de cette guerre. Demain il irait au combat, mais ce serait la peur au ventre. Ainsi les Français avaient osé. Il se rendit dans le camps Provençal, au milieu des soldats, en bas des remparts, coté intérieur de la cité. Il avait déjà vu un champs de bataille en Italie l'été dernier, celui d'Aix était bien différent, certainement l'effet ville.

Quoi qu'il en soit l'archevêque se posta en hauteur, sur les remparts, et fit rassembler les provençaux en dessous de lui avant de déclarer: Mes enfants, avant de vous faire connaître ma déclaration, j'aimerais vous dire que je suis fier de vous.

Votre engagement vous honore, je vous l'affirme, le Très Haut vous protège. Soyez bénis mes enfants. Dépliant ensuite un parchemin, il en fit lecture. Les autorités Temporelles Provençales se sont donc préparés à se défendre, tout en déplorant cette attaque gratuite et sans fondements aucuns. En effet celles-ci sont en bon termes avec le Royaume de France, dans un souci de Foy, elles ont même envoyé des hommes combattre en Béarn les hérétiques Lions de Juda.

Et pour tout remerciement, voilà que des armées se présente aux portes de la Capitale? Une question se pose alors, de quel droit? L'Humanité, par le libre arbitre que Dieu lui a donné, a son avenir entre ses mains.

Il revient à chaque homme de savoir résister à la créature sans nom pour éviter que celle-ci ne l'entraine vers sa destruction finale. Nous demandons à la Provence de continuer sa conduite admirable, celle de se défendre sur son sol et de ne pas attaquer quand bien même elle serait en droit de le faire, et de défendre la Foy en Béarn.

Lorsque Dieu comprit qu'on ne pouvait pas seulement laisser aux Hommes la liberté absolue de choisir entre le bien et mal. Il fallait les guider sur le chemin de la raison et de la rédemption quand ils chutaient: C'est pour cela qu'il fonda une Église qui fut chargée de définir les Lois et la morale découlant des préceptes de ses enseignements afin que la liberté des hommes soit encadrée et non plus anarchique, que l'Homme puisse non seulement distinguer le bien du mal, mais puisse aussi distinguer les chemins qui mènent à la vertu.

Que je demande une intervention de la curie, ou des Assemblées Episcopales de France et du Saint Empire en faveur de la paix. Que la Paix triomphe! Ainsi donc les armées Française avaient emmenées avec eux des brigands du royaume de France dont le bien connu Alex pour les aider à la tache. Soudain Adrian fut sortit de ses pensées par un de ces gardes. Maître, les Français sont là. Les Français sont arrivés aux portes de la ville.

Arrivé en haut des murs, il regarda avec attention en direction des soldats ennemis alors que déjà quelques flèches étaient tirées depuis les remparts sur quelques soldats égarés. Se tournant vers un soldat ; il le questionna.

Dit moi brave soldat, où est passé le reste des soldats Français. Peu mais déjà quelques uns. Il était tout excité à l'idée de participer pour la 3 ième fois à une guerre et de se battre une nouvelle fois pour ces idées et non pour celle de quelques dirigeants. Le fumet la ramenait chez les siens: Elle y reconnu Ladoce et Damemyrjan Puis je me joindre à vous?

Elle sortit ses derniers exemplaires de la potion de Bébou. Mais Alexandrosse savait que ces amis Brignolais Marseillais résisterai et vaincrai car ils aimaient tous leur Provence et ne la lâcherais a ces Pillards de Franc pour rien au Monde. Il s'installa alors en Taverne avec le lieutenant d'Arles emmena ces fillots avec lui et écouta les ordres prés pour la bataille même si il pensait surtout a se reposer de sa longue course depuis Chambéry sans s'arrêter dans aucune ville la Provence était en Danger il serait là pour la défendre jusqu'au bout.

Puis je me joindre à vous? Coucou Kalaha, mais bien sur joins toi à nous. Elle lui présenta les membres de sa section et tous ensemble profitèrent de ce petit moment convivial. Certes la guerre était à leurs portes, mais il fallait avouer qu'à Marseille, même en période de crise, on arrivait à garder sa bonne humeur, du moins le temps d'un repas. Ladoce les quitta un peu plus tard pour rejoindre la caserne.

La bas, c'était beaucoup moins calme malgré la trêve dominicale. Elle y passa une bonne partie de la nuit et puis retourna au campement, autant prendre un peu de repos. Elle les salua puis se retourna vers le soldat Mylord Comme d'hab soldat, vous venez me chercher si les Français se réveille Elle réveilla ses soldats.

Elle découvrit que le ravitaillement avait été fait, toujours aussi ponctuel. Allez soldats, debout, on va allé courir un peu, pour se réveiller! Elle savait qu'à ce moment là, tous la maudissait, et ne put s'empêcher d'esquisser un sourire narquois. A côté de tous ses nobles qui se pavanaient dans leur plus beaux atours pour faire la guerre surtout les françois, impossible de les louper ceux la tellement qu'ils aiment bien s'habiller pour couper des bras et ôter des vies Ils étaient venus de toute la Provence se battre pour la liberté des peuples et tout le bataclan La liberté n'est pas si dure à gagner, c'est surtout la conserver qui s'avère difficile.

Profitant d'une pause dans toutes ces joyeusetés on ne s'arrêtait pas à midi pour faire la sieste, ces français, tous des rustres! Ca transpirait la bonne humeur des gens du sud. Si ca se trouve, un jour, ils auront un petit bougre marié à une ménestrelle comme roi,savez, comme le petit gars qui vient de Marseille là et qu'arrête pas de nous casser les oreilles avec ces idées et sa mandoline,Plotzy, Sarzy Tamerlaing médita un bref moment sur les paroles qu'ils venaient de prononcer Un petit air trotta dans sa tête, fit quelques tours, et s'en alla.

C'est qu'un paysan, ce n'est pas fait pour faire la guerre va! Il avait mis la main sur des poissons, un peu de safran aussi, de l'ail Il prépara feu de bonne braise et mit le tout à chauffer. Puis le bombardement commença. Il fuit avec sa marmite pour se mettre à l'abris de celles qui tombaient. D'autres frappaient les remparts de bruits sourds. Sûr, ces gens voulaient entrer, point la peine de frapper si fort!

Il sourit dans la poussière! Que de déployements pour un pays que ces gens n'aimaient pas La soupe de poisson acheva sa cuisson lente dans une cave abritée.

Puis, au soir, Iskander arriva au campement des marseillais. La soupe est prête! Qui fait les croûtons? Une nouvel impact tomba non loin, faisant plus de peur que de mal Iskander la sentait sourdre de partout. Il l'avait ressentie aussi Il ne faut pas vous en faire! Ces gens, là dehors, n'ont pas d'amour, sauf pour eux-mêmes! Ils viennent piller nos terres. Mais ils ne la gagneront pas.

Demain, ou après, dès qu'ils réaliseront ce que cette guerre leur coûtera, dès qu'ils sentiront nos fers mordre leurs chairs, ils se remettront à faire leurs petits calculs.

Leurs petits prétextes de venir nous annexer tomberont comme autant de masques devant leur peur de perdre plus qu'ils ne gagneront. Ce sont des pauvres gens, tout rutilants soient-ils. Ils ne resteront pas. Allez, mangez, tant que c'est chaud. Il y a peut-être un peu de poussière dedans, mais ce sont de bons poissons! Iskander servit ses compagnons, puis le fifre de la garnison de Marseille se mit à jouer Puis, à la fin du repas, il réalisa combien ces dames devaient être belles autrement qu'en leurs tenues de fer La peur était toujours là, sous-jacente.

Le fifre de Provence joua. Il joua des airs gais, des airs de dance et de fête. Dès le matin, à l'écoute des rapports des espions postés non loin des lignes ennemies, elle avait découvert que la notion de trêve avait une étrange signification pour ces sauvages. De braves Provençaux et de paisibles voyageurs, même des Français! Elle se félicita que les armées provençales n'aient commis aucun acte de barbarie: Il avait combattu la garde Mal lui en avait pris!

On ne tente pas de forcer le passage dans une capitale assiégée La matinée à l'Etat-Major avait été consacrée, maintenant que les troupes étaient prêtes, à la disposition des pièces d'artillerie sur les tours et des pierrières sur les remparts, à l'approvisionnement en poudre et en projectiles Une ou deux heures avec la Chancelière et la Comtesse pour étudier toutes les manifestations de soutien qui leur parvenaient et les réponses à y apporter.

Les secrétaires ne chômaient pas et les pigeonniers du château connaissaient une effervescence rare Puis après quelques heures de repos, une réunion avec les chefs de lances, puis le tour du camp. Des feux devant les tentes s'échappaient des effluves typiquement provençales: Elle s'arrêta un instant auprès de la marmite d'Iskander qui chauffait et demanda simplement: Pourrais-je partager une écuelle de votre soupe? Et tandis qu'elle dégustait le breuvage généreusement offert, non loin de là elle entendait Kalaha, Damemyrjan et Ladoce qui discutaient, elles aussi autour d'une soupe et Serait-ce ce fameux alcool de sardine qu'elle n'avait jamais goûté?

Hersende prit ainsi le temps de discuter avec tous les volontaires qui étaient là, puis, une heure plus tard, quand ils furent réunis par les chefs de lance, elle leur adressa ce message d'encouragement: Provençaux, Je ne vais pas vous assommer d'un long discours. Simplement, nous allons nous battre aujourd'hui et nous savons que l'ennemi, vu la manière dont il s'est comporté vis à vis d'innocents ces derniers jours, ne nous fera pas de cadeaux.

Les Français veulent nous faire ployer l'échine. Mais ils ne savent pas que personne ne peut dicter à un Provençal ses choix. Nous nous savons pourquoi nous nous battons, et aujourd'hui nous allons le montrer!

Provençaux, que ces étrangers découvrent l'âme de la Provence, indomptable, fière et rebelle! Je sais que nous combattons pour une cause juste. Que le très-Haut vous garde tous! Digo li que vengon: Le Sieur Deubs a osé, le Sieur Deubs a payé sa tentative d'attentat.

Led a frappé et ses hommes aussi, juste son fidèle garde qui était en colère qu'elle ne lui en aie pas laissé un bout. La journée et la nuit furent calmes. La journée elle apprend qu'un Vicomte Provençal a eu l'insigne lâcheté de se rendre dans le camp ennemi pour s'y engager. Soudain des coups résonnent, un bombardement: Tous les servants, à leur poste de combat! Led d'un bond dès la dernière salve, monte sur le rempart à l'effroi du Baron qui la garde des mauvais coups.

Tout juste un Coq qui plantera ses ergots et qui la crête au vent, chantera à l'aube, il chantera et appellera ses frères à la Liberté! Pas folle, elle ressaute sur le chemin de ronde à l'abri des crénaux Après le bombardement des remparts, elle a constaté, avisée par la Générale, une brèche peu visible mais réelle. Vite elle donne des ordres pour préparer un piège derrière cette partie d'ou croit-elle ils vont mettre la pression au prochain assaut.

Sur plusieurs rangées se dressent ces épieux. Dans les endroits plus solides sur les remparts. Elle fait saisir tout l'huile d'olive qu'il y a sur le marché et stocke ces réserves pour saluer l'ennemi à son arrivée.

Rassurée elle se rend au Conseil qui sera peut-être le dernier Désirant la bénédiction de son ami l'archevêque, elle se rend à la cathédrale. Après avoir chanté, prié et reçu la bénédiction, elle se rend au chateau revêtir son armure.

Ses hommes sont prêts, tous de fidèles Marseillais: Son fidèle garde du corps. Elle craignait quelque chose et ses pressentiments qu'elle avait lui jouait parfois des tours. En était-ce un vrai cette fois-ci, se dit elle. Elle en était à sa quatrieme journée à se tenir prête en tout temps pour défendre sa Provence.

Depuis son arrivée à Aix et s'enrôlant dans une des armées, elle avait passé ses journées à marcher de long en large dans sa tente, sortant de temps à autres retrouver les siens, se joindre autour des feux allumés par ces nuits fraîches et faire le guêt aux alentours la main déposée sur son épée et aiguisant celle-ci à chaque jour tout en faisant des exercices Elle avait entendu au loin des bruits provenant de chevaux, des cris divers comme si des ordres étaient donnés, des détonements de boulons.

Tout cela avait résonné en elle et n'avait que des pensées pour sa Provence. Tout et rien se bousculait dans sa tête. C'était d'une vitesse incroyable, elle en avait mal, mal à l'âme Mais cette nuit, ne pouvant aucunement trouver sommeil, elle sortit prendre un peu d'air.

Bertha se rendit tout près d'un arbre, y grimpa et s'assit sur une branche afin d'essayer de voir au loin se qui se tramait. Elle n'y voyait presque rien, la brume s'étant installée. Elle se sentait prête et forte pour affronter l'ennemi, mais en même temps elle se sentait seule et avait peur.

Cette peur atroce qui lui rongeait les entrailles venait du fait qu'elle préferait mourir à la place de toutes les personnes qu'elle appréciait. Elle se sentait si impuissante qu'elle se mit à chanter à voix base pour ne pas trop faire de bruit la chanson de l'ange Celle que Monseigneur l'archevêque avait lancé plus tôt et qu'elle avait entendu résonner tout au loin La peur les prenait tous à la gorge, mais aucun de voulait le montrer.

Elle a été émue par les paroles d'affection qu'il lui a écrites, elle sait DeMinerve terriblement attaché à la Provence Indépendante. Mais il est aussi très fidèle à son ex-suzeraine et lui demande dans sa lettre une chose Le Comté de Provence Libre a mis les terres en gérance à l'Hérauderie et c'est elle qui décide.

Elle sait qu'il ne l'ignore pas, car il a déja rejeté les anoblissements proposés par l'ex-Comte Illgrande. L'Hérauderie a remis les terres qui appartenaient autrefois à une Comtesse devenue félonne, au dernier Comte de Provence. Elle n'a pas à juger de cela. La Comtesse aime beaucoup DeMinerve, elle est triste qu'il aie perdu sa Seigneurie lorsque sa suzeraine a trahit en s'agenouillant devant l'Empereur.

Perdu dans ses pensées et ses reflexions sur la réponse à donner, elle entend un chant: Regardant d'ou venait la voix Soudain un remue-ménage se fait voir dans le camp des brigands. Estomaqués ils ne voient pas les Français charger mais tout simplement s'en aller.

Au moins ils seront débarrassés du traître les ayant rejoint au moins pour quelques jours. Un espion du camp était venu lui faire connaître les dernières nouvelles du camp français. L'anonce faite par Alex spécialiste des coups tordus qui a déja causé bien des peines à son pays, un Auvergnat mais tout juste bon à servir de valet et jouer au faussaire.

Les français ont fait semblant de croire à ce Prince de Provence. Led prend une arquebuse et vise les hommes qui passent en espérant voir le visage de ce traître. Elle appuyera sur la gachette qui lancera le coup et cela sans hésiter. Soudain elle reconnait un visage connu. Elle ne l'a jamais vu directement mais bien souvent sur des portraits officiels. Ancien Duc de Languedoc ou alors ton frère! Quand tu craignais les brigands dans ton pays, tu venais t'informer chez nous.

Tu n'hésitais pas à jouer l'ami de la Provence alors! Combien de missives et de listes de brigands n'avons-nous pas échangé alors tous deux? Honte à toi de venir nous combattre alors que des soldats de notre Ost se battent en Béarn contre l'Hérésie. La Comtesse sait qu'il ne l'entend pas et ne la voit même pas mais cette homme-là, elle le poursuivra de sa vindicte ou qu'il aille. Jouer l'ami et frapper dans le dos Même contre l'Amiral elle n'a pas cette haine.

Il n'est finalement qu'un chef d'armée brigande qui attaque dans le dos sans déclaration de guerre, une nation pacifique. Mais rien ne l'attache à ce pays et ne fait qu'accomplir des ordres vicieux, seul reproche à formuler. Elle se demande en souriant si le traître Provençal croit que vraiment l'homme va travailler pour rendre la Provence à l'Empire Elle sourit de la naïveté de certains, hommes mais aussi Comtés.

Il était prêt à se battre contre ces maudits envahisseurs. Cela lui rappella un peu le désastre qu'il avait vécu dans sa contrée d'origine, la belle principauté de Liège qu'il avait dut fuir pour des raisons plus ou moins similaires.

L'envahisseur n'était point le même, mais l'acte de malveillance était identique. Il rassembla tous les hommes de la garnison de Marseille, leur conseilla d'entretenir une ultime fois peut être leur arme de combat. Après une petite inspection néanmoins rigoureuse, il se rendit dans la tente du Lieutenant Ladoce et lui afressa la parole: Bonjour Mon Lieutenant, je vous signale que les hommes sont fins prêts pour la bataille, les armes sont dans un état impeccables et vos hommes sont motivés.

Nous attendons vos ordres mon Lieutenant. Ensuite il retourna vers la troupe alligné en rang pour une dernière inspection de l'officier de garde. Tout le monde avait revêtu son armure, aiguisé son épée, et maintenant attendez. Ils avaient la peur au ventre, oui, mais bien plus que ça, ils avaient cette rage de faire partir de leur terre cette vermine.

La veille, la Marquise avait partagé un peu de temps avec eux autour d'une bonne soupe et du feu. Ses hommes avaient apprécié, cela les avaient réconfortés et leur avaient donner encore plus la niaque de voir qu'elle n'hésiter pas à se mélanger à eux malgré son titre. Un silence lourd et pesant dominait, et d'un coup, elle entendit ce chant, le chant qu'avait entonné l'archevêque à la Cathédrale.

Elle regarda ses soldats et tous d'une même voix l'entonnèrent comme pour le faire résonner jusqu'à l'oreille des ennemis. Donner sa vie pour faire grandir et fleurir Voir en tout homme un visage à aimer Chanter sa joie d'être au Très Haut et rien qu'à Lui Etre porteur d'une parole à partager Donner sa vie, accepter de tout quitter A laisser le Très Haut mener notre destin Prendre le temps, se laisser apprivoiser Le découvrir nous précédant sur nos chemins Donner sa vie, accepter de tout quitter, Sortir du port pour affronter le vent, Abandonner ce qui pourtant nous rassure, Mourir à l'hiver pour regermer au printemps Donner sa vie quand on vient de trébucher Saisir la main qui nous remet debout Croire que l'Amour est plus fort que la mort Et reconnaitre qu'il est présent parmi nous Donner sa vie même quand on doute de tout Quand plus personne n'éclaire notre nuit.

Prendre le risque d'avancer sans tout comprendre Faire confiance à ce Dieu qui seul nous conduit Donner sa vie quand tout pousse à la garder Se mettre au service du plus petit Pour faire grandir le Royaume du Très Haut sur terre Permettre à tout homme de donner sens à sa vie.

Qu'Aristote nous protège tous! Mais si celui-ci veut venir chercher une personne, que se soit moi. Ainsi se passa cette nouvelle nuit d'attente. Les armées françaises venaient de plier bagages. Soit, elle n'en montra rien à ses hommes, on devait tous rester sur le pied de guerre. Elle attendit le début de matinée, les choses se confirmaient. Elle ordonna à ses soldats de dormir un peu. La nuit avait été longue et inactive, un petit sommeil réparateur ne leur ferait que du bien.

Quant à elle, elle fila au Château prendre les dernières nouvelles et connaître les nouveaux ordres. Son épée et ses habits étaient couverts de sang. Elle était épuisée, démoralisée.

Allongée sur sa couche, elle était aux aguets. Le chant entonné par les soldats marseillais résonnait dans toutes les garnisons et faisait battre son coeur à tout rompre. Soudain, elle entendit un remue ménage dans le campement, une rumeur, des cris d'espérance " Les français sont partis"!

Mad se leva d'un bond, se dirigea vers les groupes qui commençaient à se formaient pour se faire confirmer la nouvelle. Puis se mit à prier doucement en espérant Alex, malgré le manque de réponse a une question pourtant essentiel; a savoir défendre contre qui vu que l'envahisseur faisait défaut à Arles, décida en cette fin de matinée d'aller faire un tour sur le chemin de ronde.

Vu qu'il ne se passa absolument rien il s'assit sur un créneau a défaut de banc et d'un ton ironique lâcha: Alex avait une réputation d'escroc toutefois il se sentait comme un amateur dans ce domaine comparé à la flicaille qui tenait les rênes du duché depuis si longtemps maintenant Décidément ils n'avaient pas la même conception de la liberté Liberté de commercer; de circuler, de s'exprimer. Lui qui avait beaucoup voyagé se rendait bien compte qu'in fine les provençaux malgré les annonces en fanfare n'étaient pas plus libre qu'ailleurs bien au contraire Il chassa ces idées de sa tête et décida de rédiger une missive.

Il prit sa plume et se mis à écrire sur un morceau de parchemin. Alexis; Comme tu le sais peut être déjà je suis de passage en Provence en ces temps troublés. J'avais, en venant ici pour projet, de visiter la sépulture de ma défunte fiancée qui me manque tant. J'ai eu vent qu'Az avait eu la clairvoyance de te léguer Marignane. Point de jalousie de ma part ne t'inquiète pas.

Une sage décision que de ne me rien me laisser d'autre que de bons souvenirs ; je ne suis pas homme a gérer une terre comme tu le sais. Sache toutefois que la terre de Marignane m'est des plus chères comme tu l'imagines. Je compte m'y rendre prochainement. Au plaisir de t'y trouver Alex Alex lacha son pigeon; sa lettre accroché a la patte.

Il le regarda partir puis se leva:

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